Chapelles & églises

J’ai eu l’occasion de photographier quelques églises et chapelles ces derniers mois. De plus en plus sont abandonnées. Nombreuses sont fermées à cause des dégradations…

Je voulais partager avec vous des réflexion que j’ai eu dans un temple au Myanmar. Dans ce grand temple, bien entendu on pouvait y voir des moines bouddhistes. Mais les collégiens et lycéens y venaient réviser ou flirter. Et des familles y venaient passer du temps ensemble.

Je regrette que des sentiments très vifs contre notre héritage aient empêché de considérer d’autres alternatives. Des lieux de vie et de rencontre, ou de recueillement. Les églises m’apaisent. N’hésitez pas à me contacter si vous pensez que je peux réaliser un beau travail photographique dans ces lieux magiques.

Humilité épistémique

Nous devons admettre que nous ne connaissons pas tout et pouvons toujours bénéficier d’un point de vue différent. Ceci est appelé « humilité épistémique »
(…)

Ray Bradbury , l’auteur de Fahrenheit 451 , a affirmé une fois que son travail d’écrivain n’était pas de créer l’avenir , mais de l’empêcher. Une fois j’ai demandé à M. Bradbury si il pensait qu’il y pourrait jamais y avoir des autodafés en Amérique. Il a répondu en disant , « il n’y a pas besoin de brûler des livres . Si vous voulez éviter que les gens apprennent ce qui est dans les livres, vous avez juste à amener les gens à cesser de les lire. » J’ai alors commenté, qu’à de nombreuses reprises, j’ai demandé à des enseignants progressistes si ils avaient vu un reportage particulier sur Fox News , seulement pour avoir comme réponse qu’ils ne regarderaient jamais Fox News !  » Eh bien , là vous l’avez , alors ,» a répondu M. Bradbury , « Voilà ce dont je veux parler. L’autocensure. »

Cette volonté décourageante des progressistes vers l’auto- censure met un effet dissuasif en jeu. Des zones entières de discussions sont rendues hors-limites .

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C’est une belle journée pour mourir

je fis ce statut sur mon réseau social préféré, la première réponse pleine d’humour fut : « Une veille de weekend ? Tu déconnes ? »
Je répondis : «  Il fait beau, la nature est belle, les champs plein de bottes de foin, des beaux nuages, une petite brise.« 

et j’obtins une réponse fort lumineuse et à propos que je souhaitais partager, en espérant que chacun puisse la méditer et y trouver du positif dans sa vie :

«  je reprends sur le ( après 4 verres de rosé pamplemousse je précise) « une belle journée pour mourir  » et je comprends ton sentiment et ta réflexion que je me suis souvent entendu dire dans ma petite tête, mais si on analyse ta remarque c’est que justement tu apprécies la vie et d’un rien, d’un ciel bleu, d’une meule de foin et belle vache dans les champs qui sait que le soir elle va se faire palper par la fermière…. meuhhhh reprenons d’un rien et d’un tout quand même tu sais apprécier ces choses qui sont la vie justement donc stp ne meure pas et profite de chaque palpitation de cette chance que nous avons de l’apprécier……« 

La cité libre

« La réadaptation est naturellement plus lente que les transformations révolutionnaires. C’est pourquoi il y a toujours eu à cette époque ce que les sociologues appellent un « retard culturel ». C’est-à-dire que les hommes ont abordé les questions actuelles avec des idées et des habitudes adaptées à une situation qui n’existe plus. Tout comme les voyageurs placés sur la plate-forme arrière d’un trait, ils n’ont vu que le paysage déjà dépassé. Des millions d’hommes ont dû se réadapter non seulement à un nouveau genre de vie, mais encore à une vie dans laquelle la situation la plus nouvelle est bientôt transformée en une situation plus nouvelle encore. Cela n’a pas été facile, et le sentiment de confusion spirituelle, de déception et d’insécurité dont est pénétrée toute la culture moderne est le fidèle reflet des misères et des difficultés de cette réadaptation.

Les gens n’ont pas su s’il leur fallait bénir l’ordre nouveau ou le maudire ; ils l’ont maudit ou béni suivant l’aspect de la révolution qu’ils envisageaient. Il a procuré à des millions d’hommes une amélioration considérable de leur niveau de vie : pour d’autres, il a simplement signifié une rupture brutale avec leurs habitudes. C’est ainsi qu’à certains le XIXe siècle est apparu comme un siècle de progrès, et à d’autres comme un siècle de dégradation. On peut trouver tous les témoignages qu’on veut en faveur de l’une et l’autre de ces opinions. La division du travail a produit des richesses bien plus grandes. Mais elle a aussi produit le prolétariat. La division du travail a rendu les hommes dépendants les uns des autres et a par conséquent fondé leur prospérité sur le principe d’une collaboration pacifique dont les bénéfices sont réciproques. Mais elle les a également dangereusement exposés à l’arbitraire de ceux qui refusent de collaborer.

La révolution a donc été marquée par une série interminable de paradoxes déconcertants. Il y a eu du progrès et de la misère. Il y a eu de la démocratie et de l’insécurité. Il y a eu l’interdépendance des nations, et la féroce rivalité de leurs impérialismes. Il y a eu l’égalité juridique et l’inégalité sociale. Il y a eu un grand procès moral qui a aboli l’esclavage et les castes, affranchi les hommes et les femmes, épuré et élevé le traitement des criminels, créé des écoles et des universités ouvertes à tous, libéré la pensée et la conscience de la censure des autorités. Mais d’autre part il y a les nouveaux riches, seigneurs bien moins agréables que les nobles qu’ils ont supplanté, il y a les foules des grandes cités, déracinées, privées de leurs traditions ancestrales, n’ayant rien pour ennoblir leurs vies, n’ayant plus la foi qui console.

La révolution industrielle est une révolution dans le sens le plus complet du terme. Elle est la grande révolution générale dont toutes les révolutions particulières depuis Cromwell n’ont été que des incidents. Sa phase accélérée dure depuis cinq générations. Certaines régions favorisées ont connu de brèves périodes de tranquillité. Mais il est certain qu’il faudra beaucoup plus de cinq générations pour que la révolution s’achève. La suppression de l’économie fermée ne fait que commencer dans bien plus de la moitié du monde. Elle continuera. Aucun Ghandi ne saurait retenir cette marée. Rien ne peut empêcher l’humanité tout entière d’être tirée de son isolement ancestral et entraînée vers l’économie mondiale des spécialistes interdépendants. Car le nouveau mode de production est incomparablement plus apte à la lutte pour la survivance. Les gens qui l’adoptent non seulement deviennent plus riches que ceux qui ne l’adoptent pas, mais encore ils les soumettent et les dominent. La révolution continuera donc. Mais comme elle nécessite, non seulement une transformation de l’économie, mais une réadaptation de la nature et des habitudes humaines, il faudra beaucoup de temps pour que les hommes arrivent à rattraper les circonstances et à apprendre tout ce qui leur est nécessaire pour remanier en conséquence leurs coutumes et leurs institutions.
La contre-révolution collectiviste

C’est pourquoi, au fur et à mesure que la transformation révolutionnaire avance, elle provoque à chaque pas des résistances et des rébellions. Elle en provoque à droite et à gauche, c’est-à-dire chez ceux qui possèdent le pouvoir et la richesse, et chez ceux qui n’en ont pas. Le mouvement de gauche est socialisant et tend logiquement au communisme. Le mouvement de droite, qui groupe les gens riches alliés à des politiciens et à des militaires, se manifeste par le nationalisme économique, l’impérialisme conquérant, les monopoles, et, dans sa forme extrême et désespérée, devient ce que l’on appelle aujourd’hui le fascisme. »

Walter Lippmann, 1937

Ghibli à Paris

Je suis allé au musée des arts ludiques, où il y a une exposition sur les « layouts », la technique de calques développées par Takahata et Miyazaki pour améliorer la production de dessins animés.

J’avais eu la chance de visiter le Ghibli museum à Mitaka, et j’ai été ravi en tant que fan de cinéma d’animation de voir cette exposition. Les photos étant interdites bien que cela mitraillait à tout va via les smartphone, je n’ai pas pris d’image à vous partager.

Pour qui connait et la production de Ghibli et le côté technique de l’animation, l’exposition est vraiment superbe !! je ne peux que vivement la recommander. Pour le reste, je ne sais pas pourquoi des personnes sont venues m’interroger, mais visiblement les explications n’étaient pas suffisantes pour que tout le monde comprenne ce qui était présenté… ce qui enlève de l’intérêt si on ne vient que pour voir des images.

Dans les plus : des petites videos interview de Takahata et Miyazaki qui expliquent bien l’évolution technique que les layouts ont représenté et comment ils abordent le cinéma d’animation, notamment Miyazaki explique comme le dessin d’animation est illusion et qu’il ne cherche pas à être juste de manière photographique mais de la manière dont fonctionne notre cerveau.

Des videos reprenant les layouts présentés émaillent l’expo. La salle consacrée au voyage de Chihiro est une immersion d’images ! j’ai adoré. A noter, prenez le temps de regarder comment sur les layouts de Miyazaki en plus du dessin, du code couleur pour ce qui concerne le fond du décor et les partie à animer sur cellulo, les parties cachées par des éléments au premier plan sont dessinées à la pointe. Ce qui fait qu’on a une image à plusieurs dimensions et niveaux de lecture.

A la fin, on peut poser et s’envoyer par mail une image personnalisée très sympathique !

artludique

 

Italie

En Septembre je suis allé marcher une semaine dans ce beau pays qu’est l’Italie. Naples m’a enchanté, Pompéi fut une claque, le Vésuve ma première expérience de volcan, et la côte amalfitaine un délicieux moment de randonnée. La nourriture comme toujours sublime par là bas, et les personnes souriantes et chantantes.