Gwansang & Floating castle

Deux films asiatiques démesurés inspirés d’éléments historiques que j’aurais aimé voir distribué en France.
Le premier, japonais, Nobo no shiro, le chateau flottant, est l’un des meilleurs films de genre qu’il m’ait été donné de voir, grande esthétique, pureté et en même temps humour sont mélangés habilement. De la sagesse derrière la loufoquerie :


(la distribution de ce film a été perturbée à cause du mauvais timing avec le drame qui a eu lieu au Japon, compte qu’une partie du film consistait en des attaques d’inondation)

L’autre est coréen, Gwansang, le lecteur de visage, est tout autant surprenant :

Je vous laisse visionner ces longs extraits en espérant que cela vous fasse envie :)

 

Grandeur & décadence

Exploration nostalgique avec mon 8mm et mon 50mm, j’espère que vous apprécierez :

set photo sur Flickr

 

Interview Edward Snowden

Je vous propose aujourd’hui une récente interview d’Edward Snowden, qui suscite assez peu de buzz dans nos médias… elle est sous titrée en français. J’invite chacun à prendre le temps de l’écouter et de s’interroger. Le français Frédéric Bastiat soulevait déjà qu’il y avait ce que l’on voyait et ce que l’on ne voyait pas, et bien souvent ce qui est important est ce qu’on ne voit pas. On s’agite souvent pour ce que l’on voit, mais ce que l’on voit, ce ne sont bien souvent que les ombres portées de la caverne de Platon…

On oublie assez à quel point internet représente une évolution majeure dans l’histoire du monde, et à quel point le monde a radicalement changé ces trois derniers siècles et particulièrement ces 70 dernières années. Et on en est encore probablement qu’au début des modifications sociétales qui suivront qui pourraient se traduire par un monde plus décentralisé, offrant plus de possibilités, d’autonomie, de diversité, de libertés individuelles pour chacun.

« Don’t hate the medias, be the medias« .  Ne haissez pas les médias, soyez les médias. Si vous n’aimez pas ce que vous voyez, n’attendez pas un sauveur : soyons le changement que nous voulons voir comme le rapelait récemment Alexandre Jardin dans cette interview.

Sources : Korben & rutube

En complément j’invite à lire cet article de Baptise Créteur sur Contrepoints

Nous ne valons guère mieux que les humains-piles de l’œuvre de science-fiction Matrix, si ce n’est que la matrice et le monde réel ne font qu’un.
(…)

Ne nous mobilisons pas pour ou contre Dieudonné mais pour la liberté d’expression. Ne nous mobilisons pas contre l’exercice du pouvoir ou ses détenteurs mais pour la liberté.

Reprenons les rênes de nos vies, reprenons en main nos destins, ne laissons personne décider pour nous de quel genre de pièce nous sommes les acteurs.

Si vous vous intéressez à ces thématiques, je vous suggère de suivre la page Prix Edward Snowden, page officielle du prix récompensant la personnalité ayant incarné le courage de révéler la vérité afin de défendre les libertés individuelles.

Bal paradoxal : soirée Chicago prohibition

Voici un petit reportage photo réalisé lors du Bal Paradoxal organisé par Temps d’Elegance.

Cela fait 18 mois que je fréquente assidument les soirées costumées de tout type, et ce bal a été pour moi mon meilleur moment. Une organisation bien pensée sur une thématique sympathique : Chicago à l’époque de la prohibition ambiance boardwalk empire…. des cours de charleston organisé dans la boutique de Temps d’Elegance, des videos en ligne pour ceux qui voulaient apprendre depuis chez eux, un lieu, la Java, vraiment bien adapté, des animations, du burlesque, un groupe et de la danse, et même un photographe pour vous immortaliser.

Voici ma couverture photo entre deux danses :

le set photo directement sur Flickr

Et ma bibine prise par le talentueux Benoit Felten qui proposait également de récupérer un tirage et sa photo en HD pour une somme modique après la soirée, et sinon on les récupérait ainsi :
fanfanchicagoreporter

Côté photo, ce fut pour moi l’occasion d’utiliser mon Canon Eos 70D, qui est une vrai révolution par rapport à mon 50D notamment au niveau de la basse lumière, même si des petites choses me tracassent par rapport à mon 50D (que je connaissais depuis bien longtemps ^^). Un 50mm (x1,6) de Sigma, f1,4 est monté dessus. Pas véloce, petits souci de focus parfois, mais à pleine ouverture dans ce genre de situation cela fait vraiment la différence. Et pour les ambiances lumineuses, un kit de lumière LED rotolight, que j’adore.

Un grand merci à tous les participants d’avoir joué le jeu et pour la bonne ambiance, et un grand merci à l’organisation sans faille et à tous les intervenants !

Soutenir Stan & Sharon Sakai

sharonetstanCeux qui me suivent depuis longtemps, savent que je suis également l’administrateur du site usagiyojimbo.fr, que le changement de vie m’a un peu fait déserté pour les mises à jour.

Je suis un grand lecteur du comix Usagi Yojimbo, qui m’a accompagné des années durant et continue d’avoir sa place dans ma vie. J’ai eu la chance de faire la connaissance avec Stan Sakai et sa femme Sharon, Stan est devenu un ami avec qui j’ai eu le plaisir de pouvoir voyager. Nous nous sommes vus en France, aux USA, au Canada, en Allemagne…. Stan est considéré comme un gentleman dans la profession, et à titre personnel, je le considère comme l’une des meilleurs personnes que j’ai jamais rencontré. Il a été un ami fidèle et c’est l’une des personnes les plus généreuses que je connaisse. Ce qu’il a fait avec Usagi Yojimbo, en dehors d’avoir écrit une des histoires qui a compté dans ma vie, a été de créer une communauté de fans qui m’a permis d’avoir des amis sur toute la planète quand je voyageais.

Je vous remercie Stan, d’être la personne que vous êtes, d’être l’artiste génial que vous êtes, d’être l’ami que vous êtes.

Aujourd’hui, le sort a frappé deux fois la famille Sakai. Je ne retiendrai que l’état de santé de sa femme Sharon, qui doit se battre contre un terrible mal depuis longtemps déjà… malheureusement, après une longue hospitalisation et convalescence, le retour au foyer a nécessité des frais pour des soins intensifs qui ne sont pas couverts par leur assurance santé.

Des artistes se sont mobilisés pour vendre des œuvres originales et il est possible de faire un don via paypal pour le soutenir.

Je vous laisse l’adresse du lien ici.

Putes & Liberté

Le temps passe et je compose dans ma tête des articles que je ne prends le temps d’écrire. Ce soir, je suis obligé de m’activer, non pour parler littérature, voyage, photo ou cinéma, mais pour revenir sur l’actualité.

Quand j’ai entendu parlé de ce projet de loi sur la prostitution, j’aurais pu m’immerger dans un grand article sur la prostitution de Rome jusqu’à aujourd’hui, en passant par la prostitution chez les nonnes au moyen âge. J’aurais probablement pu faire quelques saillies philosophiques sur les formes modernes de prostitution : le travail, le mariage parfois… J’aurais sans doute parlé Belle Epoque avec Jean de Lorrain et de ses ouvrages sur les maisons closes, et de ce livre au titre évocateur, « Maison pour dame » qui parlait en fait d’une maison d’édition. J’aurais aussi pu faire le parallèle entre les grandes courtisanes antiques et la recrudescence de femmes journalistes compagnes d’homme politiques. Et puis j’aurais terminé avec du truculent : qu’un tel projet soit pris en charge par la porte parole d’un gouvernement novlanguien, en terme de prostitution morale, ça se pose là.

Enfin, d’autres ont déjà débattu sur le sujet, et il me faut avancer dans ma réflexion. Il me semble qu’on pourrait aborder le sujet de deux manières. Soit l’on considère que le droit  est l’héritage et le fondement de notre société (on pourra lire la très intéressante et récente histoire de France parue chez PUF et notamment le premier opus par Dumézil, des gaulois aux carolingiens). Pour éviter l’arbitraire, reposer sur le droit naturel. On redécouvrirait l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme originelle, et on deviendrait un défenseur de la liberté individuelle. L’Etat n’ayant pas à intervenir dans nos choix de vie personnels, jamais. Le constructivisme des utopies totalitaires, avec leurs lendemains qui chantent… Nous connaissons ces mensonges qui veulent changer l’homme et ce qu’il arrive inéluctablement à chaque fois. La route de l’enfer est pavée de bonnes intentions. A partir de là, on pourrait digresser sur les anarchistes, comme Spooner et rappeler qu’un vice n’est pas un délit, ou rappeler les mots d’un des pères fondateurs américain, « Lorsqu’on est prêt à renoncer à un peu de liberté pour un peu de sécurité, on ne mérite ni l’un ni l’autre et on finit avec aucun des deux ». Ah oui, la sécurité, nous n’y sommes pas encore mais cela va ne saurait tarder.

On pourrait aborder le sujet, non pas du point de vue du droit mais d’un point de vue sociétal. Ne pas confondre prostitution et esclavage, l’esclavage revient de toutes façons à notre article 2 : droit naturel et liberté individuelle. Toujours la même réponse.

On pourrait dresser un panorama de la prostitution aussi : de la pute de rue à celle des palaces fréquentée par les politiques et la magistrature. On pourrait constater l’évolution de la prostitution avec la prostitution masculine. On pourrait signaler la misère sexuelle de certains vieillards, et comment la prostitution a maintenu la paix sociale (augmentation des viols dans les pays où l’interdiction a été mise en place). On pourrait même ouvrir le débat sur les handicapés qui réclament des auxiliaires sexuels, et également sur le BDSM, doit-on ou non pénaliser le client maso ? Le fait de payer un maitre ou maitresse, si ça se passe dans l’intellect ? Mais le sexe se passe t il toujours dans la tête ? Et si oui, on en reviendrait au début, est-ce que toute forme de travail n’est pas potentiellement une forme de prostitution ?

prostituEt puis on reviendrait sur la question sociétale, en remarquant, au passage, ce mépris pour les travailleuses du sexe, affiché par ceux qui veulent les sauver au nom du respect et de la dignité… Il est évident qu’aucune loi n’interdira la prostitution, et que, sans même prendre en compte les corollaires de cette interdiction (viols, tensions conjugales voire divorces), une telle loi précariserait encore plus une profession dont l’exercice ne se passe pas souvent pas dans les palaces 5*, qu’il s’agisse des étudiantes qui arrondissent des fins de mois difficiles ou des travailleuses de rues/autoroutes/forêts…. avec tous les risques réels encourus, tant sur le plan de la santé, que de la sécurité, et sans oublier la situation psychologique et sociale (la société ne donne pas vraiment une seconde chance aux prostituées, et l’on pourrait également s’interroger sur l’image véhiculée par le monde de la pornographie en comparaison, et à ce grand écart moral de la société concernant la sexualité).

Bref, il y aurait beaucoup à dire (on pourra lire Lahaie ici), mais je voudrais revenir sur deux articles de confrères bloggers. Le premier est l’excellentissime h16, qui a publié sur deux sujets connexes dans son article sur la prostitution : Chut la liberté a besoin de silence pour mourir. L’autre, de Contrepoints, sur les sujets occultés par le débat sur la prostitution : Les questions au gouvernement qu’on a pas entendues

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Libertés civiles : est-il acceptable, M. le Premier Ministre, d’avoir fait voter une loi de programmation militaire qui donnera aux agents du fisc tous les droits, y compris celui d’enregistrer des conversations téléphoniques privées ou  de lire les emails des gens, et ce, alors qu’officiellement, vous avez protesté contre l’espionnage de la NSA ?

Et là, on en revient sur notre fondement, la liberté.

A une époque où l’on a oublié même notre déclaration des droits de l’homme de 1789 et bien souvent notre histoire, où des penseurs libéraux comme Tocqueville ou Bastiat ne sont plus connus qu’à l’extérieur de nos frontières, on est en droit de s’interroger. Entre le révisionnisme ambiant, que ce soit sur l’Histoire ou ses symboles. Tiens prenons la bravitude, pardon, la Liberté guidant le peuple (campagne publicitaire d’une ex présidentiable). Et cela même, quelques mois seulement après l’épisode idéologique des timbres postes, où un  « artiste » engagé et subventionné faisait l’apologie d’une putain extrémiste, la comparant à la « Liberté guidant le peuple » de Delacroix, « symbole de la révolution française ».

Alors là, on touche le fond : car, d’une part, le tableau de Delacroix illustre la révolution certes, mais celle de 1830, d’autre part il faudrait se souvenir des positions politiques de Delacroix et relever la critique présente dans ce tableau… Ici on cumule erreur historique et parfait contresens.

Qui plus est, cette « anecdote » s’est déroulée peu après que l’asile politique ait été refusé à Snowden… Et s’il y a quelqu’un qui méritait d’être honoré en tant que défenseur de la liberté, c’était bien lui ! (d’ailleurs Snowden est toujours au centre des attentions outre atlantique cf ce récent billet d’occupy corporatism)

Je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d’Internet et les libertés essentielles pour les gens tout autour du monde au moyen de ce système énorme de surveillance qu’il est en train de bâtir secrètement

Pour se gargariser de vieux symboles réécrits, il y a du monde. Pour saluer le courage, ou reconnaitre ce que la liberté veut dire aujourd’hui, trouvez Charlie !

La conclusion de cette consternante histoire est la suivante : notre cher gouvernement est en passe de valider un projet de loi martiale numérique permettant de s’affranchir de tout recours à la justice pour aller explorer votre intimité numérique.

Après la taxe sur l’eau de pluie, on attend des projets de loi sur le crime pensée avec des intrusions dans la vie personnelle de tout un chacun, pour votre sécurité, votre bien, pour défendre la liberté de tous.

Bref, je laisserais le dernier mot à Padmé Amidala, dans Star Wars : « Ainsi meurt la démocratie, sous un tonnerre d’applaudissements« .

Camarade citoyen, pour ta sécurité l’état (big brother) te surveille !
plus d’infos ici

LE MENSONGE C’EST LA VERITE

francsoc(je ne sais pas de qui est ce clin d’oeil à Orwell qui a tourné sur les réseaux sociaux)

 

Si tu veux vivre en Cour

Si tu veux vivre en Cour, Dilliers, souvienne-toi
De t’accoster toujours des mignons de ton maître,
Si tu n’es favori, faire semblant de l’être,
Et de t’accommoder aux passe-temps du Roi.

Souvienne-toi encor de ne prêter ta foi
Au parler d’un chacun : mais surtout sois adextre,
À t’aider de la gauche autant que de la dextre,
Et par les mœurs d’autrui à tes mœurs donne loi.

N’avance rien du tien, Dilliers, que ton service,
Ne montre que tu sois trop ennemi du vice,
Et sois souvent encor muet, aveugle et sourd.

Ne fais que pour autrui importun on te nomme.
Faisant ce que je dis, tu seras galant homme :
T’en souvienne, Dilliers, si tu veux vivre en cour.

in Les regrets, Joachim Du Bellay (1522-1560)

balade du week end

En plus d’avoir repris le globetrotting, les cours, l’enseignement, des patients, je me balade les week end & souvent en forêt. Ce dernier week end, grâce à une petite communauté modèle-photographe, de fil en aiguille, on m’a fait découvrir un nouveau site dans les coins où je me balade (du Val d’Oise à la Normandie, c’est vaste :p).

Toutes les photos dans Photo ->site indus 3

Attention ce type d’exploration est dangereuse comme en témoigne les photos, je ne donnerai aucunement l’adresse.