Hishiryo


Genre : Conte initiatique à tiroirs


Personnages :
Noh, Isis, Osiris, un scarabée d'or, Ayesha, les fantômes de Théophile Gautier, Villiers de l'Isle Adam, Pierre Louys, Cyrano, Oscar Wilde.... des tanuki, des animaux au talent polymorphique du folklore japonais.

Références :
Littérature française décadente fin XIX début XXème avec son lot de courants dérivés et fantasmés : Egypte antique, Taoisme, Zen, symbolisme chrétien et médiéval, romantisme noir, mythologie nordique.

Synopsis :
Noh errant se retrouve au jardin de la Rose. Rencontrant Isis pleurant son époux, Noh part en quête. Accompagné de Scarabée durant 40 jours et 40 nuits ils parcourent le monde et échouent dans un Ashram ou un grand père raconte le Conte des deux frères. L’ashram est la bibliothèque maudite du romantisme noir, s’ensuit une discussion sur la vie, dieu et le déterminisme avec la trinité locale. Le taoïsme se confronte à la physique quantique, la tour s’effondre, le narrateur apparaît. C’était le gardien du jardin à la rose, un tanuki de la Tour de Babel. Les tanuki, espiègles petits animaux au talent polymorphique, sont l’inconscient de tout être humain. Ils prirent le contrôle de la tour à une époque où les hommes s’élevèrent et rejetèrent leurs anciens dieux… la tour bâtie sur l’arbre monde Yggdrasill mène tout droit à l’entrée du paradis. Pourchassé par les tanuki qui au final découvrent qui est Noh et quelle est sa quête, avec l’aide des réprouvés (une poignée d’artistes français de l’époque décadente 1900) Noh s’enfuit en remontant la galerie de l’évolution des espèces pour aboutir au cimetière que sont les cieux. Seule un ange avec un œuf immense l’attend, Pandora. La réponse est-elle dans cet œuf, qui est Noh, quelle est cette quête insensée, quelle Voie guide ces pas ? Peut-être tout cela n’a pas d’importance, le papillon bleu rêve…


Hishiryo est donc un conte initiatique où les histoires sont imbriquées, où l’on passe d’un monde de chanson médiévale à un monde surréaliste en passant par moult univers… Baignant dans un détachement zen, la quête d’Amour se détache en filigrane et suit les pas de cet être étrange qu’est Noh –devant son nom au masque porté.

 

 

 

  depuis Mai 2005